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Routine capillaire au printemps.

Printemps : quelle routine capillaire avoir ?

Après avoir affronté le froid hivernal, une nouvelle routine de soin capillaire s'impose pour bien commencer le printemps. Fragilisés, les cheveux ont besoin d’une attention particulière avant d'être confrontés au retour du soleil. Faut-il modifier toute sa routine capillaire ? Comment prendre soin de ses cheveux au printemps ? Voici quelques conseils pour des cheveux renforcés pendant cette période.

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Publié le 21 mars 2023, mis à jour le 18 mars 2026, par Pauline, Ingénieure chimiste — 12 min de lecture

1. Nourrir les cheveux abîmés par l'hiver.

Le vent, les températures glaciales et le port de bonnets et d’écharpes ont mis les cheveux à rude épreuve durant l'hiver et ont fragilisé les fibres capillaires. En effet, ces différents éléments ont tendance à altérer la cuticule, la couche protectrice des cheveux, en soulevant ses écailles. Cela rend les cheveux plus secs, plus ternes et plus cassants, avec une plus grande propension aux fourches. À l’arrivée du printemps, cette fragilité accumulée peut aussi accentuer la perception d’une chute de cheveux saisonnière, déjà fréquente à cette période. Ainsi, pour redonner de la cohésion aux fibres et les préparer au changement de saison, il convient tout d'abord de les réparer à l'aide de soins nourrissants. Ces dernières les aideront à reconstituer leur enveloppe protectrice et à recoller les écailles de la cuticule qui se seront décollées.

  • Faire des bains d'huile.

    Pour restaurer cette barrière protectrice, vous pouvez faire des bains d'huiles végétales, par exemple d'huile d'avocat, une à deux fois par semaine. Ces dernières apportent des lipides capables de renforcer la cohésion des écailles de la cuticule. Riches en acides gras comme l’acide linoléique, les huiles végétales permettent de combler les éventuelles irrégularités entre les céramides, retrouvées dans le ciment intercellulaire de la cuticule et qui assurent l'adhésion des écailles entre elles. En parallèle, les acides gras présents dans les huiles végétales contribuent à reconstituer un film protecteur à la surface du cheveu, limitant sa déshydratation et améliorant sa résistance face aux agressions du quotidien (brossages à répétition, sèche-cheveux, coloration, décoloration, rayons UV, lissage...).

    Concrètement, appliquez quelques gouttes d’huile sur les longueurs et les pointes, laissez poser une quinzaine de minutes, puis procédez à votre shampooing.

  • Appliquer un masque nourrissant et réparateur.

    Pour nourrir et réparer en profondeur la fibre capillaire, vous pouvez aussi appliquer un masque sur vos pointes, en remplacement du bain d'huile. Ce geste se fait une à deux fois par semaine sur cheveux lavés, avant de rincer abondamment. Ces soins contiennent généralement des huiles et beurres végétaux, permettant de combler les écailles des cheveux, et de leur apporter de la brillance et de la souplesse.

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2. Lutter contre la chute de cheveux printannière.

Le passage de l’hiver au printemps s’accompagne fréquemment d’une chute de cheveux saisonnière, parfois perçue comme plus importante que le reste de l’année. Ce phénomène s’explique en partie par les variations de luminosité : l’allongement des journées entraîne une diminution de la production de mélatonine, une hormone impliquée dans la régulation des rythmes biologiques. Or, la mélatonine intervient aussi dans le cycle capillaire, en soutenant la phase de croissance, ou phase anagène, et en exerçant un rôle antioxydant. Sa baisse peut ainsi favoriser un passage plus rapide des cheveux en phase de chute, ou phase télogène, contribuant à une perte de cheveux au printemps.

Remarque : La chute de cheveux printanière est un phénomène bien documenté dans la littérature scientifique.

À titre d'exemple, un groupe de chercheurs a suivi plus de 800 femmes pendant six ans et a observé deux pics dans l'année dans la proportion de cheveux en phase télogène : en avril et en juillet.

Photographies d'une volontaire prises en janvier 2007, en août 2007 et en février 2008.

Photographies d'une volontaire prises en janvier 2007, en août 2007 et en février 2008.

Source : TRUEB R. & al. Seasonality of hair shedding in healthy women complaining of hair loss. Dermatology (2009).

En parallèle, le changement de saison impose à l’organisme une phase d’adaptation physiologique. Les variations de température, d’humidité et de rythme de vie peuvent générer un stress transitoire, susceptible d’impacter l’équilibre du cycle capillaire. Une alimentation variée et équilibrée joue ici un rôle clé : des apports suffisants en micronutriments (fer, zinc, vitamines du groupe B) et en antioxydants contribuent à soutenir la santé du follicule pileux et à limiter une chute excessive. Certains extraits végétaux riches en composés antioxydants, comme le thé vert ou le romarin, sont également étudiés pour leur capacité à améliorer la circulation du cuir chevelu et à réduire le stress oxydatif, même si les études cliniques à ce sujet sont encore insuffisantes.

Enfin, quelques gestes simples permettent de limiter la fragilisation des cheveux au printemps. Privilégiez des rinçages à l’eau tiède et évitez les sources de chaleur trop élevées, comme les sèche-cheveux à forte température, qui peuvent altérer la fibre capillaire. Lors du séchage, tamponnez délicatement les cheveux avec une serviette plutôt que de les frotter, afin de préserver leur intégrité et de réduire la casse.

3. Exfolier régulièrement le cuir chevelu.

Au printemps, exfolier le cuir chevelu peut être particulièrement pertinent pour accompagner les changements saisonniers. Comme la peau du visage, le cuir chevelu est soumis à un renouvellement cellulaire continu, mais celui-ci peut être perturbé par l’accumulation de sébum, de résidus de soins ou encore de particules environnementales (pollen, pollution), plus présentes à cette période. Résultat : les cellules mortes s’accumulent, pouvant entraîner des démangeaisons du cuir chevelu au printemps et déséquilibrer le microbiome cutané.

Faire un gommage capillaire permet ainsi de désincruster en douceur le cuir chevelu et de limiter l’obstruction des follicules pileux. En complément du shampooing, il favorise un environnement plus sain, propice à une croissance capillaire optimale, et améliore la pénétration des actifs des soins appliqués ensuite, que ceux-ci soient purifiants, apaisants ou fortifiants.

Conseil : Pour un cuir chevelu sain, faites un à deux gommages par semaine.

4. Couper les pointes fourchues.

Suite aux différentes agressions qu'ils ont endurées pendant l'hiver, notamment les frottements avec les écharpes et les nœuds formés par le vent, les cheveux présentent habituellement des fourches au printemps. D'un point de vue microscopique, les fourches apparaissent lorsque les écailles de la cuticule, normalement serrées entre elles, se "détachent". Mise à nu, la fibre capillaire est affaiblie et se fend en plusieurs fragments. Pour redonner un coup de boost à votre chevelure et la revitaliser, mieux vaut couper toutes les parties abîmées.

Une fois formée, une fourche est impossible à éliminer. Un coup de ciseau vous permettra de plus d'avoir une bonne base pour affronter la nouvelle saison et le retour de la chaleur.

5. Protéger ses cheveux du soleil.

Avec le retour des beaux jours, les cheveux sont davantage exposés au soleil, ce qui n’est pas sans conséquence sur leur structure. La fibre capillaire absorbe les UV, qui interagissent directement avec ses constituants, notamment la kératine. Certains acides aminés, comme le tryptophane, sont particulièrement sensibles aux UVB et subissent des transformations chimiques, marqueurs d'une photodégradation du cheveu. En parallèle, les UV peuvent altérer les liaisons disulfures, essentielles à la cohésion et à la résistance mécanique de la fibre, rendant les cheveux plus cassants et fragiles. Les UVA, quant à eux, favorisent la formation de radicaux libres, responsables d’une oxydation des protéines et des pigments capillaires. Cela se traduit par une décoloration progressive, avec des reflets jaunes, et une perte de brillance. Enfin, l’exposition au soleil s’accompagne souvent d’une déshydratation de la fibre, accentuant la sécheresse, en particulier sur les cheveux bouclés ou crépus.

Pour limiter les effets du soleil sur les cheveux, le plus simple reste encore de porter un chapeau ou un foulard, qui créent une barrière contre les UV.

L’utilisation de soins capillaires contenant des filtres UV ou des antioxydants peut également aider à protéger la fibre contre le stress oxydatif. En complément, pensez à appliquer régulièrement des soins hydratants ou nourrissants pour compenser la perte en eau, et à rincer vos cheveux à l’eau claire après une exposition prolongée au soleil. Enfin, limiter l’usage d’appareils chauffants en période estivale permet de ne pas cumuler les sources d’agression sur une fibre déjà fragilisée.

6. Limiter l'accumulation de pollen dans les cheveux.

Au printemps, la présence accrue de pollen dans l’air peut aussi impacter le cuir chevelu. Ces particules fines se déposent facilement sur les cheveux et peuvent s’accumuler au fil de la journée, ce qui peut être gênant, en particulier pour les personnes sensibles ou sujettes aux allergies. Cela peut entraîner des démangeaisons du cuir chevelu, voire accentuer certaines irritations. Pour limiter cet effet, il est conseillé de laver ses cheveux plus régulièrement en période pollinique, d’éviter de les manipuler excessivement après une exposition extérieure et, si besoin, de les attacher pour réduire leur contact avec les allergènes. Un rinçage en fin de journée permet également d’éliminer efficacement les résidus de pollen.

Sources

FAQ sur la routine capillaire à adopter au printemps.

Pourquoi perd-on plus de cheveux au printemps ?

La chute de cheveux printanière est liée à des variations hormonales et environnementales qui perturbent temporairement le cycle capillaire, favorisant le passage des cheveux en phase de chute.

Combien de temps dure la chute de cheveux saisonnière ?

Elle dure généralement entre 4 et 8 semaines, le temps que le cycle capillaire se rééquilibre naturellement.

Comment différencier une chute saisonnière d’une chute anormale ?

Une chute saisonnière est diffuse, temporaire et sans zones clairsemées marquées. Si elle persiste au-delà de deux mois ou s’accompagne d’un affinement visible, un avis médical est recommandé.

Le printemps peut-il rendre le cuir chevelu plus sensible ?

Oui, notamment à cause des allergènes comme le pollen et des variations de température, qui peuvent provoquer des démangeaisons ou des irritations.

Faut-il adapter la fréquence de lavage des cheveux au printemps ?

Oui, il peut être utile de laver légèrement plus souvent ses cheveux au printemps pour éliminer le pollen, le sébum et les impuretés accumulées, mais ce n'est pas obligatoire et cela dépend de chaque type de cheveu.

Les cheveux regraissent-ils plus vite au printemps ?

Cela peut arriver en raison de la hausse des températures et de l’activité des glandes sébacées, mais ce n'est pas systématique.

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